Au fin fond des Carpates

 

Vidéo de ce voyage ici!

 

Après ces quelques jours passer dans l’ancien carrefour du monde qu’est Istanbul, me revoilà reparti sur la route et cette fois-ci c’est en direction des Carpates.
J’ai environ deux mois pour parcourir les trois mille kilomètres qui me séparent de la Roumanie. Un ami français mi attend pour l’aider à réaliser des travaux dans son village de montagne…

Bulgarie:

Pour commencer, la Bulgarie, et le soir même de mon départ je suis arrivé au poste frontalier, ou je dors dans une sorte de zone industrielle.
Me voilà donc sur les routes d’un nouveau pays, comme tous les pays de cette région de l’Europe, la Bulgarie est assez pauvre, surtout en campagne. Le choc culturel est très fort dès le premier jour. Je suis pris dès le poste frontière par un chauffeur poids lourd turc. Ce qu’il faut savoir c’est que ce pays est le cauchemar des camionneurs turc, en effet on passe plusieurs barrages de police, où le conducteur est obligé de payer une taxe de passage à chaque fois, la corruption règne dans la brigade de surveillance routière, mais uniquement envers leur voisin du sud.
Le premier choc personnel que je subis a lieu dans une petite aire d’autoroute miteuse, à peine le poids lourd arrêté, trois femmes nous accostent et tout de suite nous propose du bon temps, je refuse tout de suite, pour mon conducteur c’est différent il les connait à parement très bien, et il part avec l’une d’elles dans une sorte de cabane en bois pour faire leur affaire. Et moi je reste là devant mon thé, et une nouvelle femme un peu plus âgée m’accoste à nouveau pour me proposer du sexe, mais cette fois-ci, une chose m’interpelle et me choque profondément, elle a un tout petit bébé dans les bras, je discute avec elle et elle ne comprend pas pourquoi je refuse ses propositions en m’assenant de « Me good fuck », c’est vraiment très gênant comme situation, et je suis plus qu’heureux quand mon chauffeur revient et qu’on reprend la route.
À la fin de la journée, il me dépose un peu avant Plovdiv, lui prend la direction de la capital, Sofia, et moi je pars en direction de Veliko Tarnovo, plus au nord, proche de la frontière avec la Roumanie. Le lendemain, je suis arrivé à destination, cette ville remplie d’histoire était autrefois la capitale du pays, j’y passe une semaine, avant de repartir en direction de la mer Noire et de la ville de Varna.

Une fois à Varna je me dirige presque directement vers la mer Noire, il me tardait de la voir depuis que j’étais en Turquie! Et la voilà devant moi, la magnifique et mythique mer Noire. Je reste ici deux jours et mon plan est de rejoindre Irakli, un petit village au bord de la mer noir, qui suivant la personne qui me l’a conseillé, est un petit bout de paradis et de tranquillité.
Le soir même j’y suis, et là, WOAW! quelle vue!
Irakli n’est en faite qu’un petit village côtier de quatre maisons. Une fois arrivés les pieds dans le sable je continu un kilomètre sur la droite, traverse une rivière et m’installe dans ce qui semble être un ancien campement, avec table et un endroit pour mettre la tente et faire du feu, je me pose donc la sous les arbres au pied de la montagne et juste devant le sable.
Au bout de deux jours, je me rends compte que je suis bloqué par le mauvais temps et par la montée des eaux des rivières, il m’est donc maintenant impossible de retraverser le cours d’eau que j’avais franchie à l’aller. Je passe quand même un très bon moment dans cet endroit magnifique, et au bout de cinq jours je peux repartir, après ce qui fut quand même une belle petite frayeur qui me rappela l’histoire de Christopher Mcandless retranscrit dans le livre et le film « Into the wild ».

Je finis donc par reprendre la route en direction de Sofia, la capitale.
Le deuxième soir après mon arrivée en rentrant de l’exposition internationale, Bears for united, je me suis fait courser dans la rue par un travesti qui me cria dessus « blowjob » (je vous laisse chercher la traduction sur internet…). Encore une drôle d’expérience dans ce pays.

 Kosovo:

Après une semaine passer ici, je décide de rentrer en Serbie puis au Kosovo. Ce qui est plutôt difficile à cause du climat instable entre ces deux pays, je suis d’ailleurs refusé tout de suite à la frontière, mais je n’abandonnerai pas la, et je décide de contourner le pays pour rentrer en Macédoine, ensuite ça sera plus facile de rentrer au Kosovo.

En quelques jours je suis à Prishtina, la capitale du Kosovo. C’est dans ce pays que pour la première fois je vois autant de traces de la guerre, la ville était en totale reconstruction, un peu n’importe comment d’ailleurs, beaucoup de rues n’étaient que terre et grava…
J’y reste une semaine , et repars dans la campagne par les différentes enclaves serbes, pour au final rejoindre la Serbie et sa capitale Belgrade.

Serbie:

J’y arrive assez vite deux jours plus tard j’avais traversé la Serbie du Sud au nord et j’atteins ma destination, Belgrade. C’est ici que le premier mai je fête mon anniversaire en compagnie de deux Suisses. Dans cette ville aussi, il reste beaucoup de traces de la guerre, des bombardements de l’OTAN…
Mais cette ville est tout de même une très belle, traversé par le Danube, le plus grand fleuve européen, partant du sud de l’Allemagne et se jetant dans la mer Noire à la frontière entre la Roumanie et de la Moldavie.
Après quatre jours passés dans cette ville, je suis reparti pour la Roumanie, et il ne me reste qu’une petite centaine de kilomètres à parcourir pour la rejoindre, et entrée en Transylvanie!

Roumanie:

Me voila arrivé en Roumanie, à Timishoara, première ville de la région de Transylvanie qui s’étends sur presque tout le milieu du pays, j’y reste que quelques heures, et reprends la route pour la ville de Sibiu.
Le soir même j’y suis, mais il fait déjà nuit et je n’ai nul par ou aller, la technique de base dans cette situation est de se diriger vers la gare pour pouvoir y dormir (très souvent ouvert). Ce soir la c’est différent, arriver sur le quai de la gare je fais la rencontre de trois Roumains revenant d’un teknival, ils sont encore bien défoncé, mais surtout bien sympathique! Il m’invite à dormir chez l’une d’elles avec eux, c’est juste à la sortie de la ville. Cependant un petit problème survint et il est finalement impossible de dormir chez cette personne. Un de mes nouveaux amis, surnom buluk, décide de camper avec moi au milieu d’un boulevard de la ville, une idée un peu folle je sais!
En pleine nuit, vers 4h du matin, deux policiers viennent taper à nos tentes, je me réveille en premier et je commence à expliquer la situation en présentant mes papiers, mon ami sort de sa tente à son tour et commence à parler avec les policiers en anglais pour que je puisse comprendre la situation. Mon amis n’a pas ses papier sur lui ce qui complique les choses, et les policiers, n’ayant pas compris que mon ami est roumain, commence à lui dire qu’il va devoir être raccompagné à la frontière s’il n’a pas de papier, pas très futé les gars! on explose de rire et on fini par tout expliquer et tout rentre dans l’autre, ouf!
Embarrassés par cette situation, ils nous laissent là…

Le lendemain, on replie les tentes, on s’échange nos numéros, et c’est reparti pour l’auto-stop, la destination? Brasov, la ville au centre de la Transylvanie et aussi la plus touristique du pays.
Brasov est aussi situé à coter du château le plus connu de cette région de l’Europe, le château de Bran, le château du célèbre vampire, Dracula!

Ma prochaine destination c’est Ramnicu Valcea, plus au sud, et ma route passe par ce fameux château, donc c’est une bonne occasion pour aller découvrir l’origine du mythe des vampires.
Mais franchement le plus intéressant ce n’est pas le château, il est beau extérieurement, mais à l’intérieure il est vide. Par contre le village autour de ce château est très joli et bucolique!

Le lendemain, je suis arrivé à Ramnicu Valcea, et le soir je accueilli, par hasard, en couchsurfing chez des bénévoles français avec qui je deviens très amis, mais je ne suis pas ici pour rencontré des gens, mais pour aller aidé mon ami français qui habite dans les montagnes justes à coter de cette ville. Je les quitte le lendemain matin pour rejoindre le village de mon ami, mais avant de partir je leur promets de revenir les aider dans leur association.
Me voila donc arrivé à Zmeuratu, le village de mon ami, et ce fut plutôt difficile vu la localisation de celui-ci et les routes pour y arriver, enfin plutôt les chemins de terre!
Mon ami s’appelle Daniel et est retraité, il c’est marié avec une Roumaine et est venu s’installer ici pour couler de longs jours heureux au milieu des Carpates. Je passe une semaine à l’aider pour de nombreux travaux comme récupérer du sable dans une rivière asséchée, prendre du fumier dans les champs, et tout plein d’autres choses dans le genre, le tout aider parfois de Roumains habitant le village. Ce fut une expérience énorme et enrichissante. On passe nos soirées à aller au bar, boire de l’alcool local et à fumer des clopes de contre-bande vraiment dégueulassent, mais je me mêle à la population rurale et j’adore ça. Je découvre ainsi le naturel, la très forte mentalité et le comportement qui font des habitants des montagnes des personnes uniques dans leur genre!
Daniel en profite pour me faire découvrir les montagnes et les monastères cachés au milieu des arbres et des vallées, que de magnifiques et intenses moments!

Après cette semaine dans les montagnes me revoilà donc à Ramnicu Valcea, et comme promis je reprends contact avec mes amis de l’association pour leur donner un coup de main. Je suis donc immergé dans la vie quotidienne d’un bénévole. Collecte de livre, de jouet et de vêtement pour les colonies tziganes, participation à la journée nationale des enfants, les nombreuses soirées arrosées, les trips en auto-stop dans tout le pays…
Le mois passer avec eux fut plutôt chargé en expérience et découverte!
Après cela je prends la décision de repartir en direction de la France pour une petite pause familiale. Ça fait maintenant plus de trois mois que je fonce tous les jours un peu partout, que je découvre les cultures et paysages des pays du sud-est de l’Europe.

 

 Je repartirai très vites sur les routes, direction le Grand Nord et le cercle polaire, j’y passerai tout l’été.

À suivre…

Vidéo de ce voyage ici!

 

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